lundi 20 décembre 2010

Test du Desire Z : le clavier physique de retour chez HTC !

HTC revient à ses premières amours (HTC Dream) en proposant un nouveau mobile Android doté d'un clavier physique articulé. Depuis la sortie du premier Google Phone en France qui remonte à vingt mois (déjà), de l'eau a coulé sous les ponts. Le système passe en version 2.2, la couche « HTC sense » a fait son apparition et la plate-forme matérielle bénéficie des avancées de Qualcomm en matière de puissance processeur. L'appareil est-il en mesure de combler les fans d'Android amateurs de clavier physique ? La réponse à l'issue de ce test ! 


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Présentation photo du Desire Z


À première vue, le Desire Z conserve les mensurations du premier HTC Desire. Clavier physique oblige, l'appareil est juste un peu plus épais que son illustre prédécesseur. Dans l'ensemble, la finition est conforme à ce que l'on a l'habitude de voir chez HTC : elle est quasi irréprochable. L'écran est cerclé de métal brossé. Ce matériau recouvre également la partie arrière du terminal. Pour accéder aux emplacements batterie, SIM ou Micro SD, il faut déposer ce petit couvercle en actionnant un loquet situé sur la tranche. Le reste de la coque est constituée d'un plastique recouvert d'une surface « peau de pêche » gris métallisé qui confère un aspect précieux, et rappelle le premier Desire.

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En façade, le haut-parleur ainsi quel la LED de charge sont placés derrière une fine grille métallique. Sur la tranche, on trouve un bouton « Power » ainsi qu'une prise casque standard (Jack 3.5 mm). À la base de l'écran, on retrouve un mini trackpad tactile qui remplace le trackball miniature physique de l'HTC Dream. Plus de problèmes d'encrassement, donc, mais ce nouveau pointeur ne donne pas vraiment satisfaction (voir vidéo de test). Cette zone est surplombée de 4 touches tactiles qui accompagnent souvent le système mobile de Google. Ces dernières sont un peu trop rapprochées de l'écran tactile. Il arrive donc que l'on réalise des actions non sollicitées en voulant presser sur une des touches tactiles… Sur l'arrière, on trouve un appareil photo de 5 mégapixels autofocus épaulé par un petit flash LED.

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Enfin, impossible de parler du Desire Z sans aborder la question de l'articulation du clavier physique. Exit le système un peu alambiqué du Dream. Cette fois, il suffit de faire pivoter le clapet de haut en bas. À première vue, le procédé semble très fragile : l'écran est maintenu par trois petites pattes qui font office de charnière. À y regarder de plus près, HTC a bien fait les choses : les trois pivots ne sont pas faits de plastique, mais bien d'un métal qui inspire plutôt confiance. Les touches sont suffisamment larges (pour un Smartphone) et confortables. Seule la nervure latérale métallique du bas s'avère être un peu gênante lorsqu'on actionne la première rangée de touches. Rien de grave


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Téléphonie et gestionnaire PIM


La couche logicielle qui gère les fonctionnalités téléphoniques du mobile ainsi que les applications PIM ont été profondément revues par HTC. Les modifications vont dans le bon sens. La prise en main est assez intuitive et surtout, on note une bonne intégration des réseaux sociaux et autre service de microbloging du moment. Ainsi, il est possible de lier une fiche de l'annuaire natif du téléphone avec un contact FaceBook ou un pseudonyme Twitter. La qualité d'écoute n'est pas en reste, le Desire Z ne pose pas de problème à ce niveau.

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La couche téléphonie d'Android a été profondément revue par HTC


Le confort du surf Web est-il au rendez-vous ?


Le confort de surf est rehaussé par la présence d'un clavier coulissant de bonne facture. Ici, il est possible de taper une adresse Web en mode paysage sans que l'affichage soit grignoté par un gigantesque clavier tactile virtuel. Lorsqu'on déploie les touches, le clavier virtuel disparait et l'affichage bascule automatiquement sur un mode paysage.

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Les vidéos Flash fonctionnent généralement à la perfection

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Mode paysage… avec clavier physique complet


Après la saisie, passons au pointage avec une petite déception : le mini trackpad n'est pas assez sensible. Il ne permet pas vraiment (ou le fait mal) de faire défiler les pages lentement, ou de sélectionner des liens avec précision. C'est un peu du tout ou rien, ce qui est dommage dans la mesure ou en position clavier, l'utilisation d'un tel périphérique de saisie est appréciable. Bien sûr, on peut toujours se rabattre sur l'écran tactile qui répond ici à la perfection.

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Mode portait. À gauche : le fameux système d'onglets basé sur le zoom


Pour le reste, pas de problèmes à signaler. On se situe même plutôt dans le très bon : malgré un processeur cadencé en 800 MHz (contre 1Ghz pour de nombreux concurrents), le navigateur parvient à garder une bonne souplesse. Flash n'est pas en reste : le plug-in est installé par défaut (même si il est conseillé de le mettre à jour via le Market pour de meilleurs performances). La majorité des vidéos se lisent de façon parfaitement fluide. Du tout bon. Seul petit bémol : HTC a tenté d'innover en mixant zoom de page et système d'onglet. Lorsqu'on réduit le ratio d'affichage de la page au maximum, on sort de l'affichage classique pour se trouver nez à nez avec le système d'onglets. L'idée était alléchante, mais dans la pratique, on s'aperçoit qu'on ouvre constamment le gestionnaire d'onglet sans le vouloir.

Desire Z : Un bon lecteur audio ?


L'activité audio commence à être maitrisée parfaitement par l'ensemble des Smartphones. Le Desire Z ne fait pas exception à la règle, mais il faut tout de même noter que les grosses améliorations apportées par HTC sur le Desire HD ne sont plus de la partie. L'affichage 3D des pochettes type « CoverFlow » à disparu, tout comme les nombreux réglages sonores qui étaient proposés sur le Desire HD (12 profils audio + mode dolby et WOW HD). Si l'absence des fioritures visuelles n'est pas dramatique, le retrait des profils audio est nettement plus ennuyeux.

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Comparé au Desire HD : plus de profils audio. Heureusement, le tandem logiciel/casque offre tout de même une bonne qualité d'écoute.


Pour le reste, on retrouve le lecteur audio d'HTC dans sa forme initiale, à cela près qu'il conserve l'unique « fonctionnalité » du Desire HD dont on se serait bien passé à savoir : le module Amazon MP3. Ce dernier donne un peu l'impression de se trouver en présence d'une application « Lite » distribuée sur l'Andoid Market, ou sur l'AppStore. Heureusement, le tandem logiciel/casque offre tout de même une bonne qualité d'écoute.

L'appareil photo numérique (+capture vidéo)


L'appareil photo de 5 mégapixels fait son possible, mais il ne faut pas lui demander la lune. On se situe un cran en dessous du HTC Desire HD qui s'avérait déjà être un peu décevant pour un 8 mégapixels. Les clichés ne sont pas très nets et les couleurs manquent de vivacité. Ne jetons pas la pierre, nous sommes en présence d'un smartphone et non d'un compact, la qualité est suffisante pour dépanner en cas de besoin. D'autre part, on apprécie la présence d'une douzaine d'effets visuels (distorsion, vintage, noir et blanc, etc.) ou plus simplement, la présence d'une touche matérielle située sur la tranche du mobile. Pour clore le chapitre des améliorations logicielles, HTC s'est également efforcé de proposer un retardateur, une option de géolocalisation, une balance des blancs, ou un mode de prise de vue basé sur la détection de visages ! Difficile de faire plus complet. Le célèbre constructeur confirme à nouveau sa volonté d'offrir une expérience Android améliorée à ses clients.

Exemple
 
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Des performances moyennes, mais pas catastrophiques.


En matière de capture, l'appareil se défend plutôt bien ! Le Desire Z est capable de produire des vidéos fluides relativement nettes d'une résolution de 1280 x 720 @ 30 i/s (format 3Gp) encodés en MPEG4 (AVC). Le module d'encodage HD du nouveau processeur de Qualcomm fait un excellent travail.

Quid du GPS ?


La puce qui équipe la Desire HD se montre plutôt performante. Par temps couvert, l'appareil parvient à réaliser un fix valide en 40 secondes. Côté logiciels, la toute nouvelle surcouche « HTC Sense » apporte son lot de nouveautés ! En plus de Google Maps, HTC intègre le désormais célèbre Google Navigation. Il s'agit d'un GPS routier « 3D » doté d'instructions vocales qui s'appuie sur les données cartographiques de Google Maps. Seul problème : le programme n'est pas en mesure de télécharger les cartes une fois pour toutes dans l'espace de stockage. Ces informations sont capturées en live via la liaison GSM.

Conscient des limites du procédé (en campagne notamment), HTC intègre un second service de navigation « Premium » indépendant de Google Navigation. Cette application est bien capable d'enregistrer les données cartographiques sur la carte SD mais comme on pouvait s'en douter, il faut impérativement passer à la caisse pour pouvoir en bénéficier. Navigation Premium est dépourvue de cartes en standard. Étrangement, ces dernières sont commercialisées à un prix identique en version France ou Europe.
  • La carte France coute 8 euros pour 30 jours, 30 euros pour un an ou 40 euros à vie.
  • L'Europe occidentale coute 8 euros pour 30 jours, 30 euros pour un an et 40 euros à vie.

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Google Navigation et Navigation Premium (ROUTE 66)


À noter que ce mystérieux programme n'est autre que Route 66 dans une version remaquillée pour la cause. Quitte à mettre la main au portefeuille, certains utilisateurs préfèreront peut-être opter pour Navigon ou Sygic Mobile Maps (via le Market), même si la licence est un peu plus onéreuse.

Dans le lot des programmes conçus pour tirer parti de la puce GPS, on note trois autres friandises sympathiques. Tout d'abord, on retrouve le tableau de bord qui avait fait son apparition sur l'HTC Touch Cruise. Cet écran plutôt réussi graphiquement offre un accès instantané à l'ensemble des applications GPS intégrées dans le téléphone (Google Navigation, Route 66, etc.). On retrouve également FootPrint, un programme qui permet de réaliser simplement des photos géolocalisées pour sauvegarder ses POI coup de cœur, ou pour les partager via le Web. Enfin, la rubrique « À proximité » (HTC Location) ouvre une application capable de rechercher des points d'intérêts situés à proximité (pizzeria, hôpitaux, pharmacie, etc.). Dans son principe, ce programme est similaire à AroudMe sur iPhone. Il est également possible d'afficher un équivalent de Google Maps qui s'appuie cette fois sur une cartographie téléchargée en local (dans la carte SD) fournie par ROUTE 66.

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Tableau de bord, Footprint et recherche à proximité.


HTC Sense : de nombreuses nouveautés !


Que serait un mobile HTC sans « Sense » ? Le constructeur poursuit sa lancée en apportant de nombreuses améliorations logicielles à Android. La plus grosse nouveauté se nomme HTCSense.com. Il s'agit d'un portail de services « cloud » accessibles depuis un navigateur Web. Il est possible de faire sonner son mobile (en cas de perte), de le localiser sur une carte Google Maps, de le verrouiller ou d'effacer la mémoire à distance. Rien de bien folichon pour le moment, mais l'accès au service est gratuit. HTC promet d'implémenter de nouvelles fonctionnalités dans un futur proche (synchronisation des SMS).

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HTCsense.com, un nouveau portail de services gratuits.


Passons cette fois à la partie émergée de l'iceberg : le système regorge d'une série de petits logiciels qui embellissent l'interface, améliorent l'ergonomie et ajoutent des fonctionnalités bien pensées. En vrac, nous avons apprécié les nouveaux thèmes, le « task switcher » (qui ne permet pas encore de fermer les programmes), le moteur de recherche unifié (local pour les applications et les documents, distant pour le Web).

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Gestionnaire de thèmes, Task Switcher, moteur de recherche unifié


On aime aussi la fonction de sélection ainsi que le copier-coller, même si HTC s'est contenté de cloner les idées d'Apple de façon éhontée.

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HTC clone purement et simplement les systèmes de sélection et de copier-coller d'iOS !


Côté application, on trouve un lecteur de livre électronique (Kobo) permettant également d'accéder à un kiosque de téléchargement, même si on regrette qu'aucun ouvrage français ne soit disponible. HTC fournit également une lampe de poche virtuelle (qui active la LED du flash de l'APN), une application de prévisions météo, une horloge améliorée, des clients Twitter et Facebook ainsi qu'un « Hub HTC » qui regroupe l'ensemble des programmes, Widgets et éléments de personnalisation de l'éditeur. À ce jour, « Sense » est probablement l'interface Android la plus réussie. Les outils GPS n'ont pas été oubliés, comme vous pourrez le constater en consultant le chapitre correspondant.

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Améliorations logicielles : HTC met le paquet !


À propos de l'autonomie du HTC Desire Z


Le Desire Z profite des avantages d'un processeur plus lent que la moyenne (plafonnée à 1Gh pour la concurrence en haut de gamme), sans pour autant nous en faire subir les inconvénients. Le Qualcomm MSM 7230 cadencé à 800 Mhz s'acquitte parfaitement des tâches quotidiennes, et fait pousser des ailes au Desire Z en matière d'autonomie.

Autonomie
Autonomie : le Desire Z s'en sort plutôt bien


La batterie d'origine de 1300 mAh permet de tenir deux à trois jours en utilisation légère (web et téléphonie sporadique). Lors de l'épreuve d'autonomie, le Desire Z bat ses concurrents à plates coutures. La pratique confirme les excellentes performances du mobile. On peut même se prendre à rêver au score que l'on obtiendrait avec une batterie non officielle de qualité (Mugen, au hasard) de 1800 Ma/h… Même avec la batterie d'origine, il n'y a aucun souci à se faire concernant l'autonomie. Le Desire Z balaie d'un revers de main les suspicions légitimes qui planaient sur son grand frère, le Desire HD.



Conclusion


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Ce Desire Z est véritablement une bonne surprise ! Avec lui, HTC fera sans conteste la joie des amateurs de mobiles à clavier physique. L'articulation est bien pensée, elle inspire confiance et surtout, les touches sont suffisamment grandes pour offrir un bon confort d'utilisation. Seul le trackpad tactile déçoit quelque peu. Ce pointeur n'est pas aussi sensible qu'un mini trackball (HTC Magic, Dream et Hero) ou une souris optique (HTC Legend et HTC Desire). Dommage, en présence du clavier, on apprécie de disposer d'une mini souris précise à portée de pouce. Cela permet de faire défiler les pages, et remplace l'écran tactile lorsqu'on souhaite sélectionner un lien.

En dehors de ce petit bémol qui n'a rien de dramatique, le Desire Z signe presque un sans-faute. Malgré un processeur cadencé à 800 MHz, le Desire Z se montre parfaitement réactif, même lors des activités gourmandes (Web, lecture Flash). Si on ne subit pas de conséquences pénalisantes de cette « faible » puissance (par rapport aux nombreux concurrents à 1Ghz), on en récolte tout de même les avantages dans la mesure où l'autonomie du Desire Z est plutôt bonne. En bref, si vous appréciez Android, et que vous recherchez un bon smartphone à clavier, n'hésitez pas, le Desire Z est fait pour vous.

Seul bémol, à l'heure où nous écrivons ces lignes, le Desire Z n'est pas disponible chez Bouygues, SFR et Orange. Il faut donc faire un tour du côté de Virgin Mobile, ou l'acheter au prix fort (environ 450 euros) pour acquérir un terminal libre d'abonnement…

dimanche 19 décembre 2010

Tablettes tactiles taxées !

iPad Jackpot
Après des mois de tergiversations et de débats houleux, la commission pour la copie privée a voté une nette augmentation de la redevance pour copie privée. A partir du premier trimestre 2011, les tablettes tactiles notamment l'iPad seront soumises à cette taxe qui pourra grimper jusqu'à 12 € pour le terminal d'Apple. 


Aucun périphérique ou terminal mobile n'échappe à la commission sur la rémunération pour copie privée. La commission a suivi les recommandations des ayants-droit (artistes, auteurs, interprètes) et a décidé de voter une augmentation de la redevance pour copie privée et son élargissement aux tablettes tactiles, bien qu'elle ait déjà rapporté 182 millions d'euros en 2009. 

Argent
Désormais, les CD, les DVD et les autres périphériques de stockage ne seront plus les seuls à être frappés par cette taxe. Toutes les tablettes multimédia à commencer par la plus connue d'entre elles, l'iPad, y seront soumisesen raison de leur capacité à stocker des œuvres. Les possibilités de stockage variant sensiblement d'une tablette à une autre, la redevance s'échelonnera selon un barème bien précis. 

Ainsi, le montant de la redevance oscillera entre 1 euro pour les modèles dotés d'une mémoire interne inférieure à 128 Mo à 12 € pour ceux embarquant entre 40 et 64 Go de mémoire. Par conséquent, l'iPad qui se décline en trois versions, 16, 32 et 64 Go verra son prix augmenter de 8, 10 et 12 euros. 

tablette tactile galaxy tab
Une bien mauvaise nouvelle pour la firme de Cuppertino qui avait envoyé sa directrice européenne des relations avec les Etats pour défendre ses intérêts devant la commission. Mais il n'y a pas qu'Apple qui est concerné par cet élargissement, tous les autres modèles, à commencer par les tablettes tournant sous Android, comme la Galaxy Tab de Samsung et les modèles d'Archos, seront soumises aux mêmes règles. 

Les tablettes Windows passent entre les gouttes 

Chose étonnante mais qui ne devrait pas résister longtemps à l'appétit de la commission pour copie privée, les tablettes tournant sous Windows seront épargnées car ce système d'exploitation a été développé, à la base, pour les PC lesquels sont exonérés de cette taxe. 

D'ailleurs cette incohérence a bien été relevée par Bernard Heger, président du Simavelec, le syndicat des industries de matériels audiovisuels électroniques, pour qui « L'augmentation de la capacité de mémoire ne signifie pas que l'on copie plus. On taxe des biens avant même de savoir comment ils sont utilisés. De plus, il y a une distorsion de concurrence puisque tous les OS ne sont pas touchés ». Face à cette mesure, son organisation n'a pas exclu un recours devant le Conseil d'Etat. Pour justifier cette mesure, les ayants-droit estiment que le montant de la redevance est « faible » en regard des capacités des tablettes à copier des œuvres. 

Poches vides
Enfin la commission a aussi pris d'autres décisions, comme le déplafonnement du calcul des taxations des clefs USB, des cartes mémoires non dédiées, des disques durs externes et la taxation des systèmes de navigation. Le texte final devrait être voté le 12 janvier pour une parution au Journal Officiel environ un mois plus tard. Aprèsl'augmentation de la TVA sur la partie télévision des offres triple play, il semblerait que 2011 s'annonce comme l'année des taxes. 

vendredi 17 décembre 2010

Acer mise sur les terminaux tactiles

www.debloquersonportable.fr

Débloquer son portable

Acer poursuit son aventure dans les terminaux mobiles. Le constructeur a présenté un nouveau smartphone particulièrement ambitieux ainsi que trois modèles de tablettes. Acer a également mis en avant un nouvel ordinateur portable composé de deux écrans tactiles. 

Les terminaux mobiles Acer n'ont pas réussi à séduire le public malgré des fiches techniques alléchantes. Habitué à des chiffres de ventes importants avec son matériel informatique, le constructeur taiwanais n'a pas réussi à s'imposer face aux ténors que sont Nokia, Samsung, HTC ou Sony Ericsson. 

Afin de percer sur le marché des terminaux mobiles, Acer a présenté plusieurs équipements particulièrement séduisants : un smartphone doté d'un écran géant de 4,8 pouces affichant une résolution de 1024 x 480, trois tablettes tactiles (deux sous Android et une sous Windows 7) et un ordinateur portable doté de deux écrans tactiles. 

Un terminal mi-smartphone mi-tablette 

Le nouveau modèle d'Acer, prévu pour avril 2011, combine les fonctionnalités d'un smartphone avec le confort d'une tablette si l'on en croit le constructeur. Ce nouveau terminal, dont le nom est encore inconnu, affiche des caractéristiques ambitieuses. Tout d'abord, son point fort sera certainement son écran tactile multi-points de 4,8 pouces (12,2 cm de diagonale) pouvant afficher une résolution de 1024 x 480 pixels. Cet écran au format 21:9 est donc particulièrement adapté pour afficher des images en cinémascope. Acer veut justement faire de ce smartphone un allié multimédia idéal puisqu'il y a également intégré la technologie Dolby Mobile, la compatibilité DLNA et une sortie HDMI. 

Il sera doté d'un processeur SnapDragon de 1 GHz, d'un appareil photo de 8 Mpixels (avec flash LED) et d'une caméra frontale de 2 Mpixels pour les appels visio. Ce smartphone aux spécifications alléchantes fonctionnera sous Android (version 2.2 au minimum, probablement la 2.3) mais son prix n'a pas encore été dévoilé. Trois tablettes annoncées pour le début de l'année prochaine 

Acer a également présenté trois modèles de tablettes tactiles. Pour venir sur le terrain de l'iPad d'Apple et de la Galaxy Tab de Samsung, le constructeur a mis les moyens pour séduire différents publics. Les tarifs ne sont pas encore connus mais Gianfranco Lanci, président d'Acer, a évoqué un maximum de 499 dollars hors subvention, soit un tarif inférieur à celui de l'iPad d'Apple. 

La première tablette à arriver sur le marché en février 2011 sera un modèle de 10,1 pouces Wi-Fi/3G tournant sous Windows 7. Elle intègrera une plateforme AMD et disposera de deux caméras (une sur la face avant et l'autre sur l'arrière) de 1,3 Mpixels. Acer spécifie que cette tablette pourra être connectée à un dock comprenant un clavier physique pour ceux qui préfèrent le cliquetis des touches aux tapotis de l'écran. 

Tablette d\'Acer


Les deux autres modèles présentés feront la part belle à Android 3.0 (ou Honeycomb pour les intimes), OS spécialement étudié pour les tablettes. Ces deux ardoises pourront se connecter aux réseaux Wi-Fi et 3G et devraient être disponibles à partir du mois d'avril 2011. 

Le modèle de 10,1 pouces affichera une résolution de 1024 x 800 et permettra de profiter du 1080p sur sa sortie HDMI. Axée vers le divertissement, cette tablette s'annonce également comme une console de jeu portable grâce à l'intégration de la plateforme Tegra de NVidia. L'autre modèle Android sera doté d'un écran de 7 pouces. Avec ses dimensions plus réduites, elle se destine davantage à un usage nomade et s'axe donc sur la navigation web, les réseaux sociaux et le multimédia. 


Iconia : un ordinateur portable entièrement tactile 

Acer risque de frapper fort avec l'Iconia, un PC portable équipé de deux écrans tactiles. L'écran inférieur fera apparaître un clavier virtuel dès qu'on pose les deux mains dessus ou bien un dock de navigation si l'on en pose une seule. Un éditeur spécifique permettra de configurer des mouvements pour lancer des applications, ouvrir des pages web ou basculer vers le bureau. 

PC portable Iconia d\'Acer


Cet ordinateur portable sera doté de deux écrans 14 pouces affichant une résolution de 1366 x 768. L'Acer Iconia devrait se montrer particulièrement véloce avec son processeur Intel Core i5 et pourra se connecter directement aux réseaux 3G. La partie multimédia n'a pas été oubliée puisqu'il sera équipé d'un port HDMI pour diffuser des contenus en haute définition et bénéficiera de la technologie Dolby Home Theater. 

L'Iconia ne devrait pas passer inaperçu lors de sa sortie au début de l'année prochaine. Mais pour le moment, Acer n'a communiqué ni date de disponibilité précise ni tarif. Nous savons simplement qu'il profitera de Clear.fi, la plateforme de partage multimédia d'Acer, pour profiter de la musique ou de la vidéo en local ou sur Internet.

jeudi 9 décembre 2010

Un Français sur six va sur Internet avec son portable



Les Français ont été 7 millions à se connecter à internet avec leurs téléphones mobiles au troisième trimestre, soit une personne sur six, grâce notamment au succès des "smartphones", selon des chiffres publiés mercredi par l'institut GfK. Les "mobinautes" représentent 17% des possesseurs de mobiles traditionnels et de téléphones multifonctions au troisième trimestre 2010, soit une augmentation de plus de 5 points sur un an (10,6%), selon GfK.
Les nouveaux téléphones multifonctions, ou "smartphones", y sont pour beaucoup car "leurs caractéristiques techniques facilitent la navigation grâce à leur taille d'écran", l'écran tactile et le haut débit (3G), selon GfK, qui rappelle qu'il devrait s'en vendre 7,3 millions d'unités cette année. Mais les téléphones mobiles traditionnels bénéficiaient aussi souvent d'un accès internet, dit "wap" via le portail des opérateurs.
La demande de contenus reste stable
Il subsiste donc "un écart considérable entre les capacités des terminaux à accéder techniquement à l'internet, dont nous mesurons la part à 60% du parc français actif, et l'usage internet mobile réel qui est de 17% à fin septembre 2010"tempère François Klipfel, directeur général adjoint chez GfK Retail and Technology France.
Malgré la forte progression des ventes de "smartphones", la demande de contenus reste stable en volume au troisième trimestre, selon GfK, qui relève que "seulement 15% des possesseurs de mobiles téléchargent ces contenus" et que"cette proportion a en réalité peu augmenté depuis deux ans". Le marché risque toutefois de bouger alors que "les capacités accrues des "smartphones" ouvrent la voie aux marchés des contenus issus de l'univers" du divertissement.
Les applications pour smartphones plébiscitées
Le marché est toutefois soutenu par les jeux, qui représentent 52% des téléchargements, selon GfK. "Le jeu se révèle être le contenu le plus attractif sur les smartphones. Toutefois, l'impact des téléchargements demeure encore peu palpable en ce qui concerne la valorisation de ce segment de marché, en raison de la profusion de titres à des prix bien inférieurs au prix moyen des jeux Java", qui fonctionnent sur tous types de terminaux, explique Frédéric Patissier, Chef de Groupe Contenus Mobiles chez GfK Retail and Technology France.
Ainsi, "80% des jeux proposés sur l'AppStore d'Apple sont gratuits ou d'un prix moyen total affiché inférieur à un euro", commente-t-il. D'ailleurs, si les applications pour "smartphones" sont devenues les vraies stars de l'univers du multimédia mobile, le dernier relevé GfK-IFR effectué mi-novembre montre que 33% des applications (hors jeux) proposées sur l'Apple AppStore sont gratuites, et cette part semble encore augmenter puisqu'elle était de 30% six mois auparavant.
Pour GfK, cela montre que le "business model" des contenus mobiles évolue: "les revenus des éditeurs ne sont plus uniquement issus de la vente des titres, mais proviennent également de la publicité en ligne et surtout de add-ons (ou extensions; niveaux supplémentaires pour un jeu, par exemple) que peuvent se procurer les internautes suite au téléchargement du programme", c'est-à-dire des offres premium payantes.